La voie romaine

rue de la République
81700 Puylaurens

Téléphone : 08 00 74 65 81

Entre Lavaur et Puylaurens, la voie romaine court sur le dos des collines pour une traverse paysagère en pays de « Cocagne », terre du pastel.

Télécharger la fiche randonnée au format PDF

La cocagne : l’or bleu du pays de Cocagne
Plante crucifère à fleur jaune, le pastel doit la notoriété de son nom au résultat d’un traitement destiné à obtenir une  teinture de couleur bleue. Ce nom est étroitement mêlé à celui de cocagne qui, depuis Rabelais, fait rêver. Pays de Cocagne, où l’on trouve tout en abondance, dit l’Académie… Au Moyen Âge, dans le sud du Tarn, on cultive le pastel que l’on récolte et transforme en cocagnes, puis en agranats aux seules fins de teinture. C’est un travail patient et méticuleux de trois semaines qui permet de réaliser à la main, à partir de la pulpe de pastel égouttée et très homogène, une pelote plus ou moins sphérique dont la taille varie d’une pomme à celle d’un petit melon. C’est la coque ou cocagne. Point de rêve mirifique ! Quoique… Car la cocagne devient agranat, forme achevée de la matière tinctorale, que ses producteurs transformateurs vendent à prix d’or. En 1560, l’arrivée de l’indigo d’Orient marque la fin de cet « âge d’or du pastel », véritable Cocagne pour le vaste pays toulousain.
 
En pays de Cocagne
Les nuances d’ocres et de beiges qui teintent les labours sont un préambule au camaïeu des champs de maïs, de blé et de tournesol. De buttes en vallonnements, le chemin se fait aérien, offrant de larges perspectives vers les lignes souples de la montagne Noire ou les crêtes immaculées des Pyrénées. Aux alentours, des fermes de caractère appuyées au flanc des coteaux, ici, un pigeonnier ou une chapelle ornée de vieux cyprès, là, un château couronné de chênes centenaires. Sur les bords du chemin argileux piqueté d’orchidées, des bouquets de genêts, de genévriers ou quelques chênes verts, distillent une ambiance méditerranéenne. Parfois, à quelques pas, un petit causse aux pelouses odorantes se chauffe au soleil…
 
De solides voies
Le réseau des voies romaines de Gaule, commencé sous Agrippa et poursuivi jusque dans les années 1950 sous Claude, a fait l’objet de soins constants d’entretien et d’efforts périodiques de réfection. La mobilité militaire mais aussi le  développement économique les sollicitent alors autant que les voies fluviales et maritimes. Des documents routiers datés du IIIe siècle  en donnent un état théorique. Actuellement, des portions d’itinéraires bien conservés et connus traditionnellement, des ponts toujours existants, des bornes gravées, etc., permettent de répertorier l’essentiel de ce qui a été un extraordinaire réseau routier. Ces voies romaines suscitent encore l’intérêt. Le marcheur ne s’y trompe pas, qui succède à des utilisateurs dont les premiers évoquent deux mille ans d’histoire (et d’histoires). C’est du costaud ! Quand il s’agit de titiller l’imaginaire mais également de parler voirie : un mètre d’amoncellement de galets, pierres et terre battue sous un pavage bombé pour évacuer les eaux de pluie.

Informations sur l'itinéraire

Type d'itinéraire

Aller / itinérance

Distance

28 km

Précisions de balisage

Balisage Petite Randonnée

Durée journalière

420 min

Dénivellation positive

516 m

Dénivellation négative

732 m

Altitude maximum

351 m

Types de clientèle

  • Niveau rouge - Difficile
Topo/pas à pas

De l’avenue centrale, monter par la rue Porte-Neuve vers la mairie et l’office de tourisme. En haut, prendre à gauche la rue Foulimou, couper la D 84 et poursuivre vers la Gravière. 200 m après le château d’eau, descendre par le chemin à droite. Au fond du vallon, avant la D 84, virer à gauche. À la maisonnette ruinée, effectuer un droite-gauche, puis longer tout droit le ruisseau.

Au croisement de chemins, virer à droite. Traverser le ruisseau. Gravir le raidillon en face, puis tourner à gauche. Border le champ. Prendre le bitume à gauche, puis, 120 m après, le chemin en face. Au bout de l’étang, tourner à droite. Au croisement en haut de côte, aller à gauche. Devant Surinam, traverser. Au bitume, partir à droite. À hauteur de l’exploitation d’En Banquet, descendre le sentier à droite. Devant la Peyre, en face.

Au croisement, s’engager sur la voie dite romaine à gauche. Progresser toujours tout droit. Traverser la route direction la Garenne.

Traverser la route direction Bolo-Guiraud. Suivre toujours tout droit. Sur la D 40, prendre à gauche ; 100 m après, à droite direction la Trivalle.

Franchir la route. Devant la Métairie-Neuve, bifurquer sur le chemin à gauche. Traverser la D 43, puis la route suivante.

50 m devant le réservoir, descendre à gauche entre deux cultures (! > propriété privée : être respectueux !) vers une chapelle à l’orée du bois. Poursuivre à gauche. À hauteur du Rial, faire un gauche-droite. Devant Oustalou, partir à droite.

Sur la D 12, aller à droite ; 20 m plus loin, tourner à gauche direction Marzens. À la D 48, virer à gauche, puis à droite à l’angle de la mairie vers l’église. En haut de côte, choisir le chemin à droite.

À l’angle de deux champs, tourner à droite pour accéder, après un virage à gauche, au château de Preignan (! > propriété privée : être respectueux !). Devant le château, traverser vers le chemin en face. À l’Anglès-Haut, tourner à droite sur la route. Continuer tout droit.


1. 30 m après l’embranchement de la Fourestête, virer sur le chemin à droite. Traverser la D 112. Devant En-Genblanc, tourner à gauche. Poursuivre tout droit. Monter la rue du Port. Continuer par les rues Dame-Guiraude et Villeneuve. Laisser à droite la cathédrale Saint-Alain, longer le jardin de l’Évêché puis, à son extrémité, descendre la ruelle. Monter la rue de la Mégisserie jusqu’au pont Saint-Roch.

En images

Fiche rando et trace GPX